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M. Martonyi a cité, au rang des défis extraordinaires, la crise de la dette publique, l’affaiblissement de la zone euro, la catastrophe nucléaire de Fukushima et le printemps arabe.
Le ministre hongrois des affaires étrangères a rappelé aux journalistes que l’objectif de la présidence hongroise avait été de renforcer l’Europe dans une certaine mesure, la Hongrie souhaitant devenir un médiateur honnête entre les Etats membres et les institutions de l’Union.
Le ministre des affaires étrangères a souligné, parmi les résultats qu’avait permis d’atteindre la présidence hongroise, les six propositions législatives et la nouvelle coordination des politiques économiques des Etats membres au niveau européen, ou « semestre européen », à savoir les deux domaines relevant de la compétence de la présidence parmi les mesures globales de l’Union européenne en réponse à la crise financière. « Les six propositions législatives sont pratiquement finalisées, il ne manque plus qu’un seul élément », a fait savoir M. Martonyi, ajoutant que « l’on ne peut jamais exclure la possibilité de pouvoir apporter une réponse même aux questions les plus difficiles ».
M. Martonyi a qualifié la décision du Conseil européen visant à mettre en place du marché unique de l’énergie de progrès. Un progrès considérable a également été réalisé, selon le ministre des affaires étrangères, en matière de migration, et le ministre de mentionner, au rang des résultats obtenus, l’accord relatif à l’appellation d’origine au sein de l’Union, le renforcement de Frontex, et le renforcement du mandat de la Banque européenne d’investissement (BEI) pour accorder des prêts.
Au sujet de l’intégration, qui constituait l’autre objectif prioritaire de la présidence hongroise, nous avons fait un grand pas en avant en matière d’intégration des Roms et l’intégration ainsi que l’inclusion sont également au cœur de la stratégie pour le Danube, a déclaré M. Martonyi. En ce qui concerne l’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l’espace Schengen, le ministre des affaires étrangères a déclaré que « la question n’était pas tout à fait réglée mais que le constat porté par le Conseil sur l’état de préparation technique des deux pays est un résultat considérable, le Conseil devant à nouveau traiter de cette question en septembre afin de prendre une décision politique. Il a ajouté : « nous espérons que la décision politique sera prise en septembre ».
Il a souligné, à cet égard, que tous les Etats membres concernés étaient aujourd’hui se satisfaisaient aujourd’hui de la situation alors qu’il y a quelques mois, ils menaient encore, même en public, un âpre débat. Ceci illustre bien en quoi consiste la tâche de la présidence, a ajouté le ministre des affaires étrangères.
Evoquant la politique extérieure de l’Union européenne, M. Martonyi a déclaré que la présidence hongroise s’efforçait d’aider. « Notre coopération avec Mme. Ashton, haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a été bonne, notre objectif ayant été d’aider et non d’être à la une des journaux », a affirmé le ministre.
« Nous sommes particulièrement satisfaits que le processus d’élargissement ait véritablement pris de son essor », a déclaré M. Martonyi au sujet de la politique d’élargissement. Il a ajouté, à propos de l’adhésion de la Croatie à l’Union européenne, qu’il ne restait plus qu’à régler quelques détails techniques.
Le ministre hongrois des affaires étrangères a remercié la Commission, « qui s’est toujours montrée disposée à aider dans les situations importantes ». Faisant l’éloge de la sagesse d’Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, dans la gestion des situations les plus diverses, il a également déclaré avoir apprécié l’assistance fournie par le Secrétariat général du Conseil. L’excellente collaboration entre quatre personnes, à savoir M. Van Rompuy, Viktor Orbán, Premier ministre hongrois, José Manuel Barroso, président de la Commission, et Jerzy Buzek, président du Parlement européen, a selon lui également été déterminante.
« Le message de la présidence hongroise pour l’avenir est que la présidence sous forme de trio fonctionne bien ; elle peut certes être améliorée, mais c’est un bon système », a fait valoir le ministre, ajoutant que « sans les présidences espagnole et belge, la présidence hongroise n’aurait jamais pu réaliser ce qu’elle a réussi à accomplir ».

Győri : la présidence « amie du Parlement » est parvenue à des résultats sur l’ensemble des dossiers
Lors de la même conférence de presse, Enikő Győri, ministre déléguée en charge des affaires européennes, a souligné l’importance de la coopération avec le Parlement européen, en affirmant : « nous nous sommes efforcés de faire en sorte que la présidence soit l’amie du Parlement, et nous n’avons pas hésité à traiter des questions difficiles ». Evoquant les six propositions législatives, qui constituent l’un des meilleurs exemples illustrant cet état de fait, elle a ajouté : « Je peux dire que nous avons clairement réalisé des progrès sur l’ensemble des dossiers ».
« Nous avons élaboré un système qui garantit au Parlement un rôle adéquat », a déclaré la ministre déléguée qui, au nom de la présidence, a conseillé à la présidence polonaise qui allait succéder à la présidence hongroise que chacun s’en tienne au rôle qui lui est assigné en vertu du traité de Lisbonne, sans aller au-delà.

L’ambassadeur Györkös : la présidence travaillera jusqu’au 30 juin à minuit
Lors de la conférence de presse, l’ambassadeur Péter Györkös, chef de la représentation permanente de la Hongrie à Bruxelles, a déclaré que « l’on pouvait être satisfait des résultats » ; pendant les quelques jours qu’il reste, la présidence hongroise continuera à travailler d’arrache-pied, en particulier dans le domaine des négociations d’adhésion avec la Croatie et l’Islande. L’ambassadeur Györkös a par ailleurs souligné que le mandat de la présidence hongroise s’achevait au 30 juin, à minuit.