La première réunion informelle de la présidence hongroise aura lieu les 13 et 14 janvier. Conformément aux traditions les ministres et les secrétaires d’Etat des Etats membres de l’Union sont invités à participer à cette rencontre.
Le programme a été publié début janvier. La première partie comporte un bref récapitulatif des quatre priorités de la présidence hongroise en énumérant les principes selon lesquelles la présidence hongroise souhaite mener son action. Le programme opérationnel contient, en fonction des secteurs, les étapes détaillées prévues pour les différents dossiers.
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L’élargissement est une priorité évidente
La présidence hongroise est représentée par Mme Enikő Győri à la réunion. Lors de la rencontre avec la presse la ministre déléguée aux Affaires européennes a dit qu’il s’agit d’une réunion extraordinaire dans la mesure où les représentant des pays candidats avait également été invités à la première journée de la rencontre. Par l’organisation rompant avec les traditions la présidence hongroise souhaite souligner que l’UE doit rester ouverte devant les pays qui sont prêts et capables de mener les réformes internes visant à renforcer les valeurs européennes et répondent aux critères d’adhésion.
La Hongrie considère que l’encouragement du processus d’élargissement est une de ces missions majeures. Les représentants de la Croatie, de l’Islande, de la Macédoine, du Monténégro et de la Turquie viennent en Hongrie pour connaître en détail les chapitres de la présidence hongroise relatives à l’élargissement.
Les représentants des pays candidats ne participeront pas à la deuxième journée de la réunion qui se déroulera entre les 27. Trois sujets seront à l’ordre du jour de la réunion du 14 janvier :
Les préparations du sommet de l’énergie ont commencées
Les ministres et les secrétaires d’Etat en charge des affaires européennes commenceront les préparations du premier sommet de la présidence hongroise qui sera à la fois un des événements majeurs de la période. Lors de la réunion du Conseil prévue pour le 4 février les chefs d'Etat et du gouvernement des Etats membres entendent donner un élan aux questions stratégiques de la politique énergétique mais l’innovation fera également partie des questions principales.
La préparation du sommet est assurée en collaboration étroite avec M. Herman van Rompuy, président permanent du Conseil européen. Ce sera le premier sommet « thématique » de l’histoire de l’Union, c’est-à-dire la première réunion consacrée à un thème défini au préalable qui sera débattu par les chefs d’Etat et du gouvernement des pays.
Plusieurs instances s’occupent simultanément de la préparation du sommet. La Représentation permanente de la Hongrie à Bruxelles, le « bras » de la présidence mène des concertations régulières avec d’autres institutions de l’Union mais ce sont M. Viktor Orbán, premier ministre hongrois et M. José Manuel Barroso, président de la Commission qui ont fait les premiers pas lors de la réunion conjointe du gouvernement hongrois et de la Commission européenne du 7 janvier.
Barroso a dit à l’époque que la Commission avait déjà présenté sa proposition appelée une « initiative phare » pour l’innovation et présentera bientôt le document portant sur l’efficacité énergétique également. Les parties étaient d’accord de mettre la stratégie de moyen terme concernant la période 2011 – 2020, l’Energie 2020 et le projet de programme du réseau européen de l’énergie au cœur du sommet.
Les changements de Lisbonne commencent à porter leurs fruits, une baisse de la tension entre les institutions
Le dernier point de l’ordre du jour des ministres chargés des affaires européennes passionnera peut-être moins les spectateurs mais il s’agit d’une des questions primordiales du point de vue du fonctionnement du Conseil. Le Conseil Affaires générales est devenu une formation indépendante par l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne. En vertu du traité, sa mission consiste à « assurer la cohérence des travaux des autres formations du Conseil » et « préparer les réunions du Conseil européen et en assurer le suivi en liaison avec le président du Conseil européen et la Commission ».
Cependant, pour assurer cette tâche de coordination, de nombreuses questions doivent être clarifiées. Selon Enikő Győri la présidence hongroise s’efforce à diminuer « la tension entre les institutions » et créer par là les conditions nécessaires pour le travail de la politique sectorielle de l’Union. La ministre déléguée en charge des affaires européennes et ancienne eurodéputée a confirmé l’engagement de la présidence hongroise à l’égard d’une collaboration étroite avec le Parlement européen. D’après Győri, la présidence fonctionne en mode « Parlament friendly » afin que le Parlement puisse adopter dans les meilleurs délais les règlements ayant un impact déterminant pour l’avenir de l’Union comme les six propositions de loi portant sur la réforme du système de coordination des politiques économiques.
La Hongrie a déjà servi d’exemple en matière de collaboration au sein de la Trio de présidences de l’Espagne, de la Belgique et de la Hongrie. Les secrétaires d’Etat des trois pays mènent des concertations de façon régulières depuis janvier 2010 afin d’assurer la transition sans problème entre les présidences. La réunion de l’évaluation du travail commun aura également lieu en Hongrie : les secrétaires d’Etat en charges des affaires européennes des trois pays, Enikő Győri, M. Olivier Chastel et M. Diego López Garrido donneront une conférence de presse sur le résultat de cette réunion.

Péter Györkös est l’ambassadeur de la Hongrie auprès de l’Union européenne. Un diplomate sert son pays là où il est muté par ses supérieurs hiérarchiques, mais Péter Györkös a également des « attaches personnelles » avec sa mission actuelle : il y a maintenant vingt ans qu’il suit de près le processus de l’intégration européenne et qu’il y travaille, dans le cadre de ses missions.