
Le Conseil « Affaires Générales » a approuvé, lors de sa réunion du 13 avril 2011, à Luxembourg, le document final de la Stratégie pour le Danube élaboré par la présidence hongroise au cours des derniers mois. Fondé sur la communication publiée par la Commission européenne en décembre 2010, le projet de texte présenté aux Etats membres est le résultat des intenses négociations des derniers mois. La Stratégie doit assurer un développement durable et cohérent de la région du Danube.
M. Martonyi a déclaré, lors de la réunion, que l’approbation du document final mettait également un terme aux débats théoriques. « Nous avons mis en œuvre la première moitié des objectifs de la présidence, et nous entamons ainsi la phase de préparation de la mise en œuvre pour que la Stratégie puisse démarrer sur les chapeaux de roue dès que le Conseil européen aura donné son approbation finale », a-t-il déclaré.
Les Etats membres ont opté pour le principe des « trois fois oui »
Le Conseil a admis le principe des « trois fois non », lequel avait été proposé par la Commission : « les stratégies macrorégionales n’exigent ni de financements nouveaux, ni de structures nouvelles, ni de législation nouvelle au niveau de l’Union ». M. Martonyi a cependant souligné, lors de la conférence de presse, que les Etats membres avaient également adopté la nouvelle approche des « trois fois oui », consistant en un meilleur regroupement des fonds existants, une coordination plus efficace des instruments existants et la mise en avant d’idées nouvelles.
Lors de la conférence de presse consécutive à la réunion, Johannes Hahn, commissaire à la politique régionale, a remercié la présidence hongroise d’avoir pris cette initiative. « Elle envoie un message bien plus positif en termes de marketing », a-t-il ajouté en plaisantant. Afin de promouvoir sa mise en œuvre rapide, la présidence hongroise organisera du 8 au 10 mai 2011, à Gödöllő, une réunion de coordination avec la participation des personnes de contact des pays associés à la Stratégie pour le Danube ainsi que des coordinateurs des domaines prioritaires. Les coordinateurs responsables des onze domaines d’action de la stratégie ont été désignés à Budapest, le 3 février 2011, par MM. Hahn et Martonyi. Les personnes de contact et les coordinateurs de la Stratégie pour la mer Baltique seront également invités à la réunion organisée à Gödöllő au mois de mai, dont l’objectif est avant tout de mettre en place un cadre de coopération et de débattre des questions de financement.
Résultats tangibles pour l’année prochaine
En réponse à la question d’un journaliste, M. Hahn a indiqué que le plan d’action esquissé par la Commission comprenait plus d’une centaine de propositions de projets. Le commissaire a ajouté qu’il conviendrait, dans un deuxième temps, de choisir quels projets seront réalisés en premier lieu. « Les premiers résultats tangibles et visibles sont attendus pour l’année prochaine », a-t-il précisé.
Le document final a également assigné des tâches précises aux participants associés à la mise en œuvre de la Stratégie. Les personnes de contact et les coordinateurs nationaux sont appelés à mettre en place le réseau informel de structures nécessaires à sa mise en œuvre, à désigner les parties prenantes et à les organiser en réseau. Leur tâche sera également de dresser un inventaire des projets en cours et des idées de projet sur certaines questions prioritaires.
La Commission est appelée à prendre, en coopération avec les Etats membres, la tête des opérations en matière de coordination stratégique de sa mise en œuvre, dans le respect du principe de subsidiarité.
En accord avec les objectifs à long terme de l’Union
Les Etats membres se sont accordés sur le fait que les stratégies territoriales offraient de grandes opportunités « en termes de cohésion économique, sociale et territoriale de l’Union, de réalisation des objectifs de l’Union, d’importance accordée au développement durable et de contribution à l’adaptation de l’Union aux défis d’avenir ».
Les Etats membres ont estimé qu’il fallait pour ce faire s’orienter vers des objectifs de croissance à long terme pour l’ensemble de l’Union. Le document final insiste donc sur le fait qu’aussi bien la stratégie de croissance Europe 2020 que la stratégie de l’Union en faveur du développement durable ont contribué à définir les orientations prises lors de l’élaboration du cadre de la Stratégie pour le Danube.
La participation des pays tiers est d’une importance capitale
La Stratégie pour le Danube est essentiellement une politique de l’Union européenne, qui associe non seulement huit Etats membres (Autriche, Bulgarie, République tchèque, Hongrie, Allemagne – Bade-Wurtemberg et Bavière –, Roumanie, Slovaquie et Slovénie), mais également six pays extérieurs à l’Union (Croatie, Serbie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Moldavie et Ukraine).
La Hongrie soutient une participation suffisante des pays tiers, raison pour laquelle le document final reconnaît que l’association et la participation des pays tiers est capitale pour pouvoir atteindre les objectifs fixés.
Les Etats membres se sont résolument prononcés en faveur de l’importance de la coopération macrorégionale à l’avenir. Les Etats membres sont appelés à « œuvrer, en coopération avec la Commission, en faveur du développement éventuel de stratégies macrorégionales à l’avenir » La Commission devra rendre compte des expériences en la matière et devra, sur cette base, mieux définir, d’ici juin 2013, le concept des stratégies macrorégionales.
