
Le ministre hongrois a rappelé aux dirigeants de Frontex que l’activité de l’organisme a obtenu une bonne évaluation à la réunion informelle du Conseil Justice et Affaires intérieures qui a eu lieu fin janvier à Gödöllő.
Frontex a prouvé sa raison d’être et a démontré que la collaboration des Etats membres en matière de protection des frontières avait un sens, a affirmé M. Pintér. Il a souligné que Frontex dispose d’une bonne réputation aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Union. Frontex a prouvé clairement qu’en protégeant leurs frontières, les Etats membres contribuent à la protection des frontières de l’UE, a affirmé le ministre.
Empêcher la migration illégale
Pintér a salué les équipes d’intervention rapide (RABIT) du Frontex. Il a souligné que grâce à l’activité des équipes RABIT, le nombre de personnes franchissant illégalement les frontières grecques a diminué de près de 40 pour cent ce qui justifie la raison d’être de ces équipes. La Hongrie participe aux équipes RABIT par la mise à disposition des technologies et des personnes, a ajouté M. Pintér.
Le ministre hongrois a assuré le Frontex de son soutien et a rappelé – tout en attirant l’attention sur les droits fondamentaux des personnes - que l’objectif principal de l’agence est d’empêcher la migration illégale. « Notre premier objectif est la sécurité mais nous devons également tenir compte des droits fondamentaux des personnes », a dit M. Pintér.
Contribution au traitement de données pénales
„Je soutiens sans réserve la contribution au traitement de données pénales”, a-t-il dit en attirant l’attention à la nécessité des flux d’informations beaucoup plus efficaces et rapides. Il a également encouragé la collaboration de Frontex avec des pays tiers.
Frontex, mis en place en 2004, est l’agence chargée de la protection des frontières extérieures de l’UE. L’agence, dont le siège est situé à Varsovie, assure la coordination des activités des gardes des frontières des Etats membres afin de protéger les frontières extérieures de l’Union. Elle fournit une aide aux gardes des frontières des Etats membres dans l’analyse des risques, assure une fonction de support dans des situations nécessitant des efforts spéciaux du point de vue technique et opérationnel et organise les opérations communes d’expulsion.
Des équipes de réaction rapide pour garder les frontières
Les équipes d’intervention rapide aux frontières ont été mises en place en avril 2007, en particulier pour protéger les frontières Sud de l’Union. Leur première opération remonte à octobre 2010, en Grèce et grâce à leurs activités, le nombre de franchissements illégaux des frontières terrestres entre la Grèce et la Turquie a diminué de 44 pour cent en seulement deux mois. 26 Etats membres participent à l’opération par l’envoi d’officiers ou d’équipements techniques. Les équipes d’intervention rapide resteront en Grèce jusqu’au 3 mars 2011.
Elargir le mandat du Frontex
L’un des objectifs de la présidence hongroise est le renforcement du rôle de Frontex. La présidence s’efforce d’encourager l’adoption au cours de ce semestre par le Conseil du règlement relatif à l’élargissement du mandat de Frontex.
Outre les 27 Etats membres, les représentants de la Norvège, de la Suisse, du Lichtenstein et de la Commission européenne assistent à la réunion de deux jours à Gödöllő du conseil d’administration de Frontex.