
Michael Spindelegger et Mikulás Dzurinda, ministres des affaires étrangères respectivement autrichien et slovaque, ont participé à une randonnée cycliste de Berg en Autriche jusqu’à Rajka en Hongrie, en passant par Bratislava en Slovaquie. Michael Spindelegger et Mikuláš Dzurinda étaient attendus à la frontière hongroise par Gergely Prőhle, secrétaire d’Etat adjoint. Pour des raisons impérieuses, à savoir sa participation aux négociations avec le Premier ministre chinois lors de la visite de ce dernier à Budapest, János Martonyi n’a pas pu participer à la randonnée, mais a reçu ses homologues sur le terrain du camping « Aranykárász » à Rajka.
La randonnée cycliste des ministres était organisée à l’occasion de l’approbation, ce vendredi, par le Conseil européen regroupant les chefs d’Etat et de gouvernement, de la stratégie pour le Danube, laquelle concerne les pays situés riverains du Danube et situés dans sa proximité. La stratégie pour le Danube constituait en effet l’une des priorités du programme de la présidence hongroise.
« Pour nous, ici, dans le bassin du Danube, en Europe centrale, cette stratégie a toujours eu une signification particulière », a déclaré M. Martonyi lors de la conférence de presse consécutive à la randonnée cycliste. Résumant les objectifs et les principaux éléments de la stratégie pour le Danube, il a rappelé que sous présidence hongroise, les Etats membres de l’Union et des pays tiers s’étaient déjà attelés aux préparatifs de fond en vue de la mise en place de cette stratégie macrorégionale.
M. Martonyi a souligné le caractère proprement centreuropéen de cette stratégie : « La stratégie pour le Danube porte un message de cohésion pour l’Europe centrale et, pour nous, c’est ce qui est le plus important ».
Dans leurs brèves allocutions, les ministres ont également souligné l’importance des dimensions humaines de la stratégie pour le Danube. « Pouvoir aujourd’hui franchir librement, en vélo, les frontières entre les Etats est symbolique et significatif du point de vue humain, ce que nous devons apprécier à sa juste valeur », a déclaré M. Spindelegger, ministre autrichien des affaires étrangères, dans l’interview qu’il a accordée à l'agence de presse MTI. Le ministre slovaque des affaires étrangères, M. Dzurinda, a quant à lui déclaré que « la Slovaquie s’attendait à ce que la réalisation de la stratégie pour le Danube renforce, à l’avenir, la coopération économique et culturelle des peuples de la région ».

A l’occasion de la conférence de presse, organisée à Rajka, les ministres autrichien et slovaque des affaires étrangères ont tenu quelques paroles élogieuses envers la présidence hongroise qui se termine à la fin du mois de juin en la qualifiant de succès, et ce de manière unanime.
Le Conseil « Affaires générales » a donné, le 13 avril 2011, sa bénédiction à la stratégie pour la région du Danube, une réunion des coordinateurs ayant été organisée par la présidence à Gödöllő, les 9 et 10 mai 2011, afin que les correspondants nationaux des quatorze pays associés à la stratégie et les coordinateurs en charge des onze champs d’action puissent se préparer à la mise en œuvre de ladite stratégie (lesdits coordinateurs avaient été désignés à Budapest, en février dernier, par Johannes Hahn, commissaire en charge de la politique régionale, et János Martonyi, ministre hongrois des affaires étrangères).
Après la stratégie européenne pour la mer Baltique, adoptée sous la présidence suédoise au second semestre de l’année 2009, la stratégie pour la région du Danube est la deuxième stratégie de développement macrorégional de l’Union. Huit États membres et six pays extérieurs à l’Union ont participé à son élaboration : l’Allemagne (Bade-Wurtemberg et Bavière), l’Autriche, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, la Slovénie, la Roumanie, la Bulgarie, ainsi que la Croatie, la Serbie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, la Moldavie et l’Ukraine.
(MTI)

Péter Györkös est l’ambassadeur de la Hongrie auprès de l’Union européenne. Un diplomate sert son pays là où il est muté par ses supérieurs hiérarchiques, mais Péter Györkös a également des « attaches personnelles » avec sa mission actuelle : il y a maintenant vingt ans qu’il suit de près le processus de l’intégration européenne et qu’il y travaille, dans le cadre de ses missions.