
Pouvoir assumer pour la première fois la mission d’exercer la présidence tournante de l’Union européenne était une occasion historique pour la Hongrie. Nous avons choisi pour devise « Une Europe forte », car ce n’est que conjointement que les nations européennes peuvent relever les défis de notre époque que si elle est constituée de pays forts que l’Europe peut être forte.
Dès le début de notre présidence, il est apparu que l’Union européenne serait confrontée au semestre le plus difficile depuis la chute du communisme : il fallait gérer la crise des dettes souveraines, sauver l’euro et renouveler l’Europe, tout en restant compétitifs vis-à-vis de nos nouveaux concurrents, ambitieux et avides de succès.
Aujourd’hui, six mois plus tard, nous pouvons constater que l’Europe est réellement devenue plus forte qu’elle ne l’était au début de l’année. La mise en place de la nouvelle gouvernance économique qui nous permettra de prévenir des situations semblables aux récentes crises financières est désormais à portée de main.
Le développement des politiques communes a également renforcé l’Europe. Des efforts considérables ont été déployés, durant la présidence hongroise, pour garantir la sécurité énergétique du continent : d’ici 2014, l’Union européenne mettra en place le marché unique et intégré de l’énergie et assurera la libre circulation du gaz et de l’électricité, ce qui permettra de renforcer la sécurité de l’approvisionnement des Etats membres, y compris celle de la Hongrie.
Un accord a été trouvé sur la politique de cohésion, qui doit demeurer un outil fort et intégré de la politique de développement. Le fait que nous soyons parvenus, sous la présidence hongroise, à un accord sur les futures orientations de la politique agricole commune constitue également un progrès important.
Les Etats membres ont compris que l’intégration des Roms était une question d’intérêt commun qui affectait l’ensemble de l’Europe et qui nécessitait une réponse européenne collective. Le fait que, pour la première fois dans l’histoire de l’Union, ait été élaborée et adoptée une stratégie commune européenne pour les Roms constitue un immense succès.
L’adoption de la stratégie pour le Danube permettra le lancement de programmes communs de développement régional, en collaboration avec les Etats membres et des pays tiers.
La clôture des négociations d’adhésion avec la Croatie nous tenait tout particulièrement à cœur. Il y a quelques semaines encore, nombreux étaient ceux qui ne croyaient pas au succès de cette mission. Longues et difficiles, les négociations ont néanmoins fini par porter leurs fruits : lors du sommet du Conseil européen de la fin du mois de juin, nous avons eu l’honneur d’accueillir le Premier ministre croate en tant que Premier ministre d’un futur Etat membre de l’Union. L’adhésion de la Croatie revêt une importance capitale du point de vue de la stabilité de la région des Balkans occidentaux, raison pour laquelle la Hongrie continuera à soutenir l’intégration de cette enclave entourée de pays membres de l’Union européenne et de l’OTAN.
La présidence hongroise a également démontré sa capacité à faire face à des situations imprévues. La présidence hongroise a dû gérer des événements inattendus qui se sont produits au Japon et en Afrique du Nord sans mettre en danger la mise en œuvre de son programme. Nous avons activé le mécanisme européen de protection civile et l’ambassade de Hongrie à Tripoli, qui était la seule à demeurer ouverte, y représente désormais les intérêts non seulement de l’Union européenne mais aussi des Etats-Unis.
Nous avons donc surmonté un semestre long et difficile mais il est évident, à la lumière des résultats obtenus et des réactions qui se sont fait jour, que l’Europe est devenue plus forte qu’elle ne l’était il y a six mois. Ce fut une partie de plaisir, nous avons fait du bon travail !