.jpg)
Présidant la réunion, le ministre du développement national, Sándor Fazekas, a déclaré lors de sa conférence de presse que sept Etats avaient voté contre à la proposition élaborée par la présidence et qu'un Etat s’était abstenu. En réaction à une question, le ministre a indiqué que les trois Etats baltes comptaient parmi ce groupe de huit Etats membres. M. Fazekas a appelé à ce qu'à l’avenir, la PAC aille dans le sens de l’équité, ce qui comporterait également des avantages pour les Etats baltes. « J’espère qu’à l’avenir, les Etats Baltes soutiendront ces mesures », a déclaré le ministre.
Lors de la conférence de presse, M. Fazekas a souligné que l’accord des Etats membres avait été obtenu sur 90 % des points constituant le projet de conclusion. Il a affirmé que le débat n'avait pas trait aux questions budgétaires mais à l’appréciation des instruments de marché, des aides directes et des deux premiers piliers de la PAC. « Nous avons ainsi atteint presque tout nos objectifs », a déclaré M. Fazekas, qui a estimé que l’adoption de la conclusion à la majorité qualifiée « était un très grand succès ».
Vif débat sur la redistribution des aides directes
Au sujet du texte adopté, M. Fazekas a souligné que la PAC devait rester une politique commune dont les trois principaux objectifs étaient la production durable de denrées alimentaires, la gestion durable des ressources naturelles, l’action contre le changement climatique et le développement équilibré des territoires.
Le ministre n’a pas caché qu’un très vif débat avait eu lieu sur la redistribution des aides directes aux revenus. Les Etats membres reconnaissent qu’à l’avenir, la répartition devrait être opérée de manière plus équitable mais qu'en parallèle, le cadre général du budget doit être suffisamment pris en compte et que doivent être évités les changements importants, susceptibles de provoquer des déséquilibres. Nous sommes ouverts à ce que les aides soient mieux ciblées, ce qui contribue à une meilleure utilisation de l’argent des contribuables, a ajouté le ministre.
Ciolos : une réelle valeur ajoutée
Un consensus existe pour rendre la PAC écologique et nous sommes déterminés à ce que la PAC constitue un élément de réponse au changement climatique, a affirmé M. Fazekas. Ce dernier a également indiqué que les Etats membres souhaitaient mettre fin à l’appauvrissement des agriculteurs.
Lors de la conférence de presse, Dacian Ciolos, commissaire européen en charge de l’agriculture et du développement rural, s'est félicité du succès rencontré par le document de la présidence, dans lequel il voit « une réelle valeur ajoutée ». Selon M. Ciolos, les plus importantes propositions de la Commission ont été intégrées dans le texte et le document adopté constituait dès lors une « bonne base » pour les concertations qui seront menées avec le Parlement européen.