
La conférence finale du « dialogue structuré », qui faisait partie du programme de la présidence, a été organisée à Budapest entre le 16 et le 19 mai, avec pour objectif de renforcer la politique de développement de l’Union. Cette initiative a été lancée en mars 2010 par Andris Piebalgs, commissaire au développement, afin de faire évoluer et de rendre plus efficace la politique de développement de l’Union par l’intégration des organismes de la société civile et des collectivités locales, et une prise en considération plus poussée de leurs besoins.
Nouvelle étape pour les sociétés en développement
A la réunion de la conférence finale de cette manifestation, le du 17 mai 2011, M. Piebalgs a remercié la présidence hongroise pour l’organisation de l’événement. Il a souligné que de nombreux pays en voie de développement étaient entrés dans une nouvelle étape et que la société civile et les collectivités locales avaient un rôle primordial à jouer dans l’instauration et le maintien de la démocratie, de la bonne gouvernance, de l’Etat de droit et du respect des droits humains.
Le commissaire Piebalgs a déclaré que la Commission publierait une communication fondée sur les expériences du dialogue structuré concernant l’intégration de la société civile et des collectivités locales à la politique de développement de l’Union. Il a rajouté que le mécanisme de distribution d’aides serait simplifié et qu’un centre serait ouvert à Bruxelles afin de faciliter la poursuite du dialogue.
Németh : établir un partenariat global
Zsolt Németh, ministre délégué aux affaires étrangères, asalué, au nom de la présidence hongroise, l’initiative de M. Piebalgs et l’annonce de la publication de la communication. M. Németh a rappelé qu’au cours des vingt dernières années, la Hongrie avait traversé une période de transformations importantes, processus similaire à celui devant lequel se trouvent les pays en voie de développement. La Hongrie contribue, par la transmission de ses expériences, au succès de la politique de développement, mais elle souhaiterait en même temps apprendre des autres pays, notamment dans le domaine des modalités de répartition des aides, a-t-il ajouté.
Le ministre délégué a précisé que les mesures, aussi bien locales qu’internationales, devraient être poursuivies « main dans la main » afin de répondre aux défis globaux et d’assurer un développement inclusif et durable. M. Németh a souligné l’importance de la coopération avec les organismes de la société civile et les collectivités locales ainsi que celle de l’institutionnalisation du dialogue. « Il est important que ces principes se traduisent par des mesures pratiques et que nous trouvions des moyens concrets permettant d’atteindre les objectifs primordiaux de la coopération au développement, à savoir la diminution de la pauvreté et la paix globale », a expliqué M. Németh.

Un progrès spectaculaire dans l’intégration des représentants de la société civile
M. Németha expliqué que le ministère des affaires étrangères avait pris l’initiative d’organiser, préalablement aux réunions informelles des ministres ayant eu lieu sous la présidence hongroise, des consultations entre la société civile et le gouvernement. Il a ajouté que le Ministère menait également avec toutes les parties concernées des consultations régulières dans le domaine de la coopération au développement. La Hongrie entretient une coopération particulièrement soutenue avec les pays de l’Europe de l’Est et des Balkans occidentaux en leur transmettant et en recueillant des informations liées à la transformation démocratique, a-t-il ajouté.
Le ministre délégué est d’avis qu’un progrès spectaculaire a été accompli dans le domaine du dialogue structuré, en particulier à travers l’intégration des acteurs non gouvernementaux et des collectivités locales, ce qui justifie la nécessité de poursuivre cette initiative. Aussi, serait-il plus judicieux de parler de conférence finale plutôt que de « conférence d’ouverture », a expliqué M. Németh.