
Les ministres de l’énergie des Etats membres ont approuvé les conclusions du Conseil portant sur le plan d’efficacité énergétique de l’année 2011, lesquelles comprennent des mesures qui contribuent à la réalisation de l’objectif d’amélioration de l’efficacité énergétique de 20 % à l’horizon 2020, tel que le prévoit l’Union européenne. Tamás Fellegi a souligné, lors de la réunion, que l’amélioration de l’efficacité énergétique était essentielle à la réalisation des objectifs européens plus généraux, tels qu’une économie à faible émission de carbone.
Lors de la conférence de presse, Günther Oettinger, commissaire européen à l’énergie, s’est félicité des résultats de la présidence hongroise, en précisant que la Commission ferait bientôt d’autres propositions en matière d’amélioration de l’efficacité énergétique. Il a insisté sur le fait que 20 % des bâtiments des pays de l’Union européenne étaient des bâtiments publics, mais qu’1,5 % seulement avait été rénové de manière à satisfaire aux normes les plus récentes en matière d’efficacité énergétique. M. Oettinger a fait savoir que la Commission souhaiterait forcer les Etats membres à encourager la rénovation des bâtiments afin que ce taux atteigne les 3 % au cours des prochaines années.
Vers des marchés énergétiques plus transparents
Au cours des discussions, les ministres sont parvenus à un accord politique sur la proposition de règlement concernant l'intégrité et la transparence du marché de l'énergie en Europe. Tamás Fellegi a souligné, lors de la réunion, que l’objectif était de créer un cadre facilitant le contrôle des marchés de l’énergie et la prévention des abus et des manipulations. « Nous avons mené à ce sujet des discussions vraiment substantielles et utiles », a déclaré M. Fellegi lors de la conférence de presse. M. Oettinger s’est également déclaré satisfait des résultats de la réunion. « Du point de vue de la transparence, cette réglementation et cet accord sont très importants, et je suis donc très reconnaissant envers le ministre Fellegi », a-t-il affirmé.
Planification de la politique énergétiqueà l’horizon 2050
Le Conseil a fait le point sur l’état d’avancement de la planification de la politique énergétique à l’horizon 2050. La présidence avait préalablement transmis aux Etats membres le compte-rendu des débats menés lors de la réunion informelle des ministres qui s’était tenue à Gödöllő le 3 mai. Lors de la réunion, Tamás Fellegi a souligné, à cet égard, que l’ampleur et les besoins en financement des investissements énergétiques exigeaient des Etats membres qu’ils réfléchissent sur l’avenir à long terme de la politique énergétique européenne commune, estimant que cette planification devait être suffisamment souple au regard des progrès de la technologie et de l’acceptation sociale. Il convient, selon M. Fellegi, de formuler des prévisions à long terme à l’intention tant des investisseurs que des marchés en ce qui concerne les priorités de la politique énergétique, notamment en matière de commerce de carbone.
Accord sur les « stress tests »
La question des « stress tests » européens des centrales nucléaires a également été débattue en détail lors de la réunion des ministres sur la base de la Communication de la Commission. Le 1er juin, les Etats membres concernés ont entamé les évaluations de risque et de sécurité globales et normalisées permettant à la Commission d’élaborer un rapport qui pourra ainsi être débattu lors de la réunion du Conseil européen du 9 décembre. Lors de la réunion, M. Fellegi a insisté sur la nécessité de distinguer clairement, d’une part, l’évaluation, qui relève de la compétence des régulateurs et des experts, des décisions politiques ultérieures concernant l’avenir du secteur énergétique, d’autre part.
Lors de la conférence de presse, M. Fellegi s’est déclaré satisfait de ce que les Etats membres se soient tous accordés sur les questions stratégiques, en affirmant : « les « stress tests »ont fait l’objet d’un consensus et ont recueilli un soutien politique très important, sachant qu’il était nécessaire d’établir des règles de sécurité des plus sévères.

Corridor énergétique Nord-Sud et Nabucco
A la veille de la réunion du Conseil, Tamás Fellegi avait mené des négociations avec les ministres des Etats membres concernés sur le corridor énergétique Nord-Sud. Lors de ce dîner de travail, les parties ont fait le point sur les résultats obtenus jusqu’à présent dans le cadre du programme visant à connecter de manière satisfaisante les réseaux de gaz naturel, de pétrole et d’électricité. Lors du déjeuner organisé avant la conférence de presse, le développement de l’infrastructure énergétique européen et son financement a notamment été abordé, alors que l’évolution en lien avec le projet Nabucco était également étudiée par les ministres.

Péter Györkös est l’ambassadeur de la Hongrie auprès de l’Union européenne. Un diplomate sert son pays là où il est muté par ses supérieurs hiérarchiques, mais Péter Györkös a également des « attaches personnelles » avec sa mission actuelle : il y a maintenant vingt ans qu’il suit de près le processus de l’intégration européenne et qu’il y travaille, dans le cadre de ses missions.