
C’est par l’expression de sescondoléances que Sándor Fazekas, ministre hongrois du développement rural, a ouvert la réunion des ministres de l’environnement qui a eu lieu le 14 mars 2011 à Bruxelles. Deux jours auparavant, Viktor Orbán, Premier ministre hongrois, avait également ouvert la conférence de presse qu’il tenait à Budapest en compagnie de Herman Van Rompuy, Président du Conseil européen, par l’expression de sa sympathie. János Martonyi avait quant à lui présenté, au nom du Conseil, ses condoléances avant la rencontre des ministres des affaires étrangères du 11 mars à Gödöllő.
L’Europe n’est pas menacée
« La catastrophe n’a, d’après nos connaissances actuelles, aucune incidence sur la population européenne. D’après les informations fournies hier par la Commission, aucun des États membres n’a mesuré de niveau de radiation plus élevé que le niveau habituel » a affirmé M. Fazekas, lors de la déclaration qu’il a faite avant la réunion.
M. Fazekas a fait référence aux mesures prises le 12 mars par les experts luxembourgeois de la Commission, mesures régulières dont le résultat affiche des niveaux normaux de radiation dans chacun des États membres de l’Union.
Lors de la réunion du Conseil « Environnement »du 14 mars, la Commission a fourni, à la demandede la présidence hongroise en exercice, des informations détaillées sur les événements qui se sont déroulés jusqu’à présent. La Commission a indiqué qu’elle avait mobilisé le Mécanisme de protection civile de l’Union et a également fait état du départ pour le Japon d’un des collaborateurs du Centre de suivi et d’information (MIC). Le Japon n’a jusqu’à présent pas sollicité d’aide en matière de recherche des victimes ; il n’a fait que signaler ses besoins en matériel médical.
Immédiatement après la catastrophe, la présidence a convoqué le Groupe « Questions atomiques » compétent du Conseil. Günther Oettinger, commissaire en charge de l’énergie, rencontrera, le 15 mars 2011, les représentants des autorités responsables de la sécurité nucléaire ainsi que ceux des opérateurs des centrales nucléaires des vingt-sept Etats membres afin de les informer des mesures prises par la Commission.
La présidence tournante contribueà une prise de décision rapide
Dans sa communication du 13 mars, la Commission européenne souligne la responsabilité de chacun des États membres en matière de sécurité d’exploitation des centrales nucléaires sur leur territoire national. C’est également aux États membres qu’il revient de décider s’ils souhaitent avoir recours à l’énergie atomique comme source d’énergie. À l’heure actuelle, quatorze États membres utilisent l’énergie nucléaire.
Par ailleurs, la directive du Conseil de 1996 qui fixe les normes de base relatives à la protection dans le domaine du nucléaire fait justement l’objet d’une révision. La Commission remettra sa proposition de modification en avril prochain. En outre, une directive adoptée en 2009 établissant une cadre communautaire pour la sûreté nucléaire des installations nucléaires est destinée à promouvoir des réglementations nationales appropriées au moyen de l’établissement d’un socle minimal d’exigences communautaires.
Avant la réunion du Conseil, M. Fazekas a déclaré que la présidence déciderait des mesures à prendre au sein du Conseil sur la base de ces mêmes informations. « Si besoin, la présidence hongroise est disposée à apporter toute l’aide nécessaire à une prise de décision rapide », a souligné le ministre hongrois du développement rural.