Le ministre a affirmé que cette position sera avantageuse pour la présidence, car elle pourra juger les conflits d’intérêts entre les États membres et les institutions européennes d’une façon impartiale.
L’objectif principal est le développement d’une politique de la pêche durable, a déclaré le ministre au cours de l’audition. Pour l’instant, le Conseil attend les propositions de la Commission. La présidence hongroise souhaite progresser, entre autres, au niveau de l’amélioration de la situation des pêcheurs, la réduction des poissons rejetés et le développement de la culture aquatique européenne. De même, M. Fazekas a répondu d’une manière rassurante aux questions des députés insistant sur les aspects internationaux de la politique spécialisée.
Le ministre a souligné, suite à une interrogation des députés, que la Hongrie est consciente de l’importance de la pêche en eaux intérieurs dans de nombreux pays de l’Union, mais cela étant confié, en grande partie, aux compétences nationales, il n’a volontairement pas traité ce sujet.
Une politique agricole forte avec des ressources appropriées
La présidence hongroise veut une Politique agricole commune (PAC) forte, a souligné Sándor Fazakas devant la commission de l’agriculture et de développement rural. Il a expliqué que la PAC était la plus ancienne politique commune de l’Union et ce secteur employait plus de salariés que l’industrie automobile. Selon M. Fazekas, une politique agricole commune forte doit être financée par des ressources appropriées, le budget agricole de l’Union ne peut donc pas diminuer. Le ministre hongrois a présenté ses hommages au président de la commission de l’agriculture du parlement ainsi qu’à son rapporteur principal et a promis à plusieurs reprises au parlement une collaboration exemplaire de la part de la présidence hongroise.
Selon le rapport de Fazekas, la mise en conformité du droit agraire avec le traité de Lisbonne fait partie des priorités de la présidence hongroise.
Aux questions des députés portant sur les objectifs de la présidence hongroise concernant la réforme de la PAC ou certaines questions relatives à la différence des aides agricoles entre et à l’intérieur des Etats membres ou encore concernant la définition du terme petit producteur, M. Fazekas a répondu: « Nous souhaitons obtenir un consensus en concertation avec les Etats membres ». « La tâche de la présidence est de résumer les opinions des Etats membres », a rappelé le ministre.