Depuis l’invention de la machine à vapeur, le développement du secteur énergétique entraîne la croissance économique et la modernisation sociale. Bien que le secteur énergétique ne représente « que » quelques pourcents du PNB européen, ces quelques pourcents sont d’une importance fondamentale pour les autres secteurs de l’économie et la société européenne, car ni la société industrielle, ni le niveau de vie habituel des citoyens européens ne peuvent être imaginés sans une alimentation énergétique sûr et continue. Pour cela, il n’est pas étonnant qu’à l’échelle mondiale, la politique énergétique connaisse un intérêt grandissant.
Dans le domaine énergétique, les pays européens s’affrontent à trois défis communs qui rendent la gestion harmonisée de la politique énergétique de plus en plus nécessaire au niveau européen. Parmi ces défis figure en premier lieu le marché unique, la libre circulation des marchandises n’étant toujours pas entièrement réalisée dans le secteur énergétique. La compétition ayant déjà démarré, il existe des fournisseurs concurrents d’électricité et de gaz, mais que ce soit au niveau de l’un ou de l’autre, de nombreux obstacles techniques et juridiques nous empêchent encore de parler de véritable marché unique. La création de celui-ci et l’annulation des obstacles au commerce énergétique au sein de l’Europe sont des missions importantes de la politique énergétique commune.
Néanmoins, le plus grand commerce énergétique ne se fait pas à l’intérieur de l’Union, mais avec des pays tiers ; ce qui nous amène au deuxième défi. Deux tiers de l’énergie utilisée en Europe est issus des importations, et cette proportion ne cesse de s’augmenter suite à l’épuisement des ressources énergétiques. Evidemment, l’EU s’est engagé sur le libre échange, mais malheureusement ce ne sont pas les états démocratiques qui disposent du contrôle sur une partie considérable des réserves énergétiques du monde, et les exploitations, ainsi que les itinéraires de transport courent des risques géopolitiques et sécuritaires. Par conséquent, la gestion de la dépendance d’importation est de plus en plus importante, et elle devient, par causes géopolitiques, un domaine de politique énergétique nécessitant une intervention unique européenne.
Finalement, mais pas en dernier lieu, quelque trois quart de l’énergie utilisée en Europe est d’origine fossile, dont la combustion émet du dioxyde de carbone dans l’air. Le changement climatique est un des défis les plus graves auxquels toute l’humanité doit faire face, et dont la solution demande des changements fondamentaux dans le secteur énergétique : des progrès beaucoup plus rapides sont nécessaires au niveau de l’amélioration de l’efficacité énergétique, ainsi que dans le domaine de la production énergétique sans émission du dioxyde de carbon (énergie nucléaire et énergie renouvelable).
Les trois grands défis de la politique énergétiques sont reliés par l’infrastructure énergétique, priorité de base de la présidence hongroise. Qu’il soit question des lignes pour relier les régions unifiant véritablement le marché unique, du Nabucco permettant la diversification ou des câbles électrique de distribution sous-marine produit par l’énergie éolienne, il est clair qu’il faut « re-câbler » l’Europe pour atteindre les objectifs de la politique énergétique.
Pendant la période de la présidence hongroise, le 4 février 2011 aura lieu la première réunion du Conseil Européen concernant l’énergie, dans le cadre duquel les chefs d’Etat et de gouvernement échangeront sur les orientations principales de la politique énergétique.
Commentaires (1)
l'avenir
Oui,
n'oubliez pas la recherche sur les énergies renouvelables.
Sans le marché du pétrole, nous aurions déjà trouvé une nouvelle source d'énergie.
Amitiés
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